lundi 17 janvier 2011

1) Je suis un homme dans la trentaine et je me considère bisexuel même si je n'ai couché qu'une seule fois avec un homme dans ma vie adulte.

2) Je ne suis jamais tombé amoureux d'un homme et je doute que ça m'arrive un jour. Cependant, je ne ferme pas la porte, et si ça devait arriver, je ne voudrais laisser aucune considération m'empêcher de vivre cette expérience.

3) Ma première expérience sexuelle remonte à l'enfance, je devais avoir entre 6 et 8 ans, et implique un homme de ma famille plus vieux. Ce ne sont pas des souvenirs agréables et je me suis longtemps demandé si cette expérience était la cause de ma non-hétérosexualité.

4) Par la suite, dans mon enfance, mes amis s'arrangeaient assez souvent pour jouer sexuellement avec moi. J'avais une relation très ambivalente avec ces jeux que je n'initiais jamais. À quelque-part ils me plaisaient, mais ils m'embêtaient énormément aussi, je m'y sentais comme une victime. J'ai ressenti cette relation ambivalente avec mon côté homosexuel presque toute ma vie.

5) Ma première et unique relation sexuelle adulte avec un homme à eu lieu au début de la trentaine. Je venais de terminer une longue relation exclusive avec une fille et j'ai eu une envie soudaine et irrépressible d'essayer ce que j'avais toujours refoulé. Il ne s'est pas passé moins de 24 heures entre le moment où j'ai eu cette pensée le moment où un gars me pénétrait.

6) Par chance, l'inconnu que j'avais choisit presque par hasard sur internet était beau, musclé, tout de même attentionné et il savait s'y prendre avec moi. Lorsqu'il s'est dénudé devant moi, son sexe était déjà en érection. Mon regard ne pouvait pas en décrocher, j'ai sût à ce moment-là précis que je ne m'étais pas trompé sur mon orientation. L'autre moment où j'ai senti ça fût lorsque j'ai prit son pénis dans ma bouche. C'était tellement plus naturel et moins envahissant que je ne l'avais imaginé. J'aimais le voir frissonner de plaisir. Pendant un instant, lorsqu'une certaine fatigue musculaire m'a envahie, j'aurais souhaité qu'il me prenne la tête pour m'aider à effectuer le mouvement de va-et-vient. Encore aujourd'hui je suis fasciné d'avoir pu penser ça.

7) La sexualité des hommes ne se limite pas à leur pénis! Dans mon cas, je peux être très sensible ailleurs, mais je suis particulièrement sensible des fesses, de l'anus et de la prostate. Ça m'a prit un certain temps avant d'être à l'aise avec cette partie de ma sexualité et encore plus avant d'être capable d'en parler assez ouvertement. J'ai commencé l'exploration de cette région en bas âge, mais c'était vraiment peu assumé. J'insérais un doigt ou deux au début et je les laissais là sans bouger pendant que je me masturbais. Même sans bouger et sans toucher à la prostate, ça multipliait la sensation de mes orgasmes par dix. Plus tard, j'ai commencer à explorer plus à fond la région avec l'aide de jouet sexuel.

8) Après plusieurs années d'expérimentation, j'ai finalement réussi à obtenir un pur orgasme prostatique. Je me souviens encore de mon premier. Sans érection, sans contact avec mon sexe, mon corps s'est mis à ressentir une sensation diffuse, mais très intense et du sperme s'est mis à couler, sans aucun spasme pénien. C'était étrange et j'ai continué et la sensation c'est répétée quelques-fois. Expérience multi-orgasmique! Dans les minutes qui ont suivies cette expérience, je me suis masturbé de manière traditionnelle jusqu'à l'orgasme. L'orgasme prostatique ne cause pas de période réfractaire! Ce fût pour moi une découverte fascinante. Après ces intenses moments, j'avais les jambes flageolantes et je souriais pour rien.

9) C'est encore aussi intense aujourd'hui que la première fois. Presque trop intense, il est arrivé que je sois étourdi et que je manque de tomber après des orgasmes vraiment puissants. Et puis, c'est tout de même un envahissement corporel, et je dois laisser à cette région sensible quelques jours de repos entre chaque fois pour lui laisser une chance de s'en remettre.

10) J'aime les femmes, les filles! J'aime leurs yeux, j'aime leurs lèvres, j'aime leur nuque, j'aime leurs fesses, j'aime les seins... Je suis constamment entouré de femme et je ne veux jamais que ça change. Je suis capable à la fois de les désirer, de les aimer et d'être le parfait ami pour elle. Mais à l'occasion, mon cœur et mon sexe s'emballent et mélangent tout ça. Je tombe parfois amoureux de mes amies et ça me cause bien des soucis.

11) J'ai vécu une relation sexuelle à trois avec ma copine de l'époque et une de nos amie qui n'avait jamais couché avec un gars. Ce n'était pas planifié et ça a été super, un de mes plus beau souvenir. Nous étions très complices et très tendres les uns avec les autres. Ça n'a laissé aucun mauvais sentiments pour aucun d'entre-nous.

12) J'aimerais un jour vivre une relation amoureuse à trois sérieuse avec deux personnes que j'aimerais profondément et qui s'aimeraient intensément. Ça me semble tellement solide émotivement comme type de relation. Je ne pense pas rechercher ça activement, je trouve que l'amour à deux est déjà difficile à trouver, mais sait-on jamais. Cela fait-il de moi un polyamoureux? J'en sais rien et je m'en fous.

13) Je n'ai pas encore beaucoup parlé de ma sexualité avec les filles parce qu'en fait, je me sens très à l'aise avec cette partie de ma sexualité et j'y réfléchis donc assez peu. Je connais mes qualités comme amant et mes défauts et je sais que les premières peuvent compenser amplement les secondes. Je suis un amant généreux, qui sait être doux mais qui sait parfois aussi être presque un animal.

14) Ma première expérience sexuelle avec une fille n'était pas particulièrement conventionnelle. On était vers la fin de l'adolescence et elle voulait uniquement que je lui donne des orgasmes à l'aide de mes doigts. On s'embrassait aussi, mais c'est tout. J'ai compris plus tard pourquoi elle était aussi peu intéressée par moi et par mon corps: lesbianisme.

15) Ma première relation sexuelle avec pénétration a eu lieu un peu plus tard avec une fille avec qui je serai au final sortit pendant presque deux ans. Je n'avais jamais pratiqué seul avec un condom auparavant et je me suis retrouvé face à une difficulté que je n'avais pas anticipé, celle d'enfiler le truc et l'inconfort de le conserver! Après que ces satanés condoms eurent pas mal gâchés mes 3-4 premières fois, ma blonde eut l'idée géniale de me suggérer d'en acheter des plus grands! Ça a réglé tout mes problèmes!

16) J'aime mon pénis. Je le trouve beau et bien proportionné. En fait, je suis surtout content de ne pas avoir de complexe à ce niveau-là, ça doit vraiment affecter le mental. Je trouve les pénis beaux et excitants en fait, pas tous, mais plusieurs. Surtout les non-circoncis.

17) J'aime mon corps. Mais parfois, j'aime tellement peu mon visage que je me sens d'une laideur sans-nom. Ça peut me déprimer sérieusement pendant des jours entiers. Des fois je le trouve beau aussi. Je trouve ce yoyo parfois difficile à vivre.Quand je fais l'amour cependant, tout mes complexes s'envolent et je me trouve merveilleux.

18) La sensation de mon sexe qui entre dans le corps d'une femme au début d'une pénétration est peut-être la sensation que j'aime le plus au monde. Quand je connais bien ma partenaire et que je sais qu'elle est bien lubrifiée, j'aime entrer en elle d'un grand coup décidé. Pour l'instant on ne s'est jamais plaint de ça.

19) J'adore embrasser quand c'est quelqu'un pour qui je ressens de l'attirance et avec qui j'ai une bonne connexion. Je déteste embrasser quand la chimie passe pas ou que l'un de nous deux est embarrassé, c'est vraiment une sensation horrible.

20) Je ne ressens jamais aucun besoin de rabaisser les femmes avec qui j'ai des relations sexuelles. Je n'ai pas envie de voir mon sperme dans leur visage, dans leur cheveux, je me fous qu'elles avalent, je ne ressens pas intérieurement de joie particulière de voir une fille à genou devant moi pour me faire une fellation, je ne pratique pas le "cockslap", je n'aime pas dire de grossierté au lit et encore moins d'insultes ou de termes rabaissant. La pornographie qui utilise ces procédés ne m'intéresse pas et je souhaiterais qu'elle soit moins présente.

21) Je ne suis ni exhibitionniste, ni voyeur, surtout pas voyeur. Mais, un de mes fantasmes actuels serait de me faire regarder par une fille qui m'attire pendant que je fais l'amour à un homme, surtout pendant que je le suce et qu'il me pénètre. Je crois que derrière le fantasme se cache le désir que j'ai d'être éventuellement accepté par la femme que j'aimerai dans toutes les facettes de ma sexualité.

22) Je n'ai jamais eu de réelles difficultés à faire accepter mon côté bisexuel aux femmes qui ont partagé ma vie et qui en étaient conscientes. Merci!

23) On m'a déjà invité plus d'une fois à aller dans des clubs échangistes. Pour l'instant, je ne suis pas à l'aise d'y aller. C'est intimidant pour moi. Au moins autant qu'un sauna gai.

24) Je devrais coucher avec plus de gars avant de trouver la femme de mes rêves et de fonder une famille. Mais je n'y arrive pas, on dirait que j'ai encore un blocage. Ou même une peur. La peur du viol peut-être. Toujours cette même ambivalence qui m'habite et qui me ronge...

25) Écrire 25 choses sur ma sexualité c'est assez long, mais c'est assez fascinant. J'aurais pu dire beaucoup d'autres choses me semble-t-il mais j'ai tenté de le faire le plus rapidement possible afin de ne pas me censurer et de voir plus tard ce qui est sortit de ma tête spontanément. À cause de mes expériences et de mon vécu, je crois beaucoup au subconscient sexuel et je crois qu'il nous cache tout plein de choses et qu'il nous en cachera toute notre vie.